Quoi offrir pour accompagner un deuil, avec délicatesse ?

Table des matières
La main ridée d’une personne âgée tenue dans celle d’une personne plus jeune, sur une table de bois près d’une tasse de thé

Quoi offrir pour accompagner un deuil ? Le plus souvent, un peu de vous : votre présence, des gestes simples, des mots sincères. Quand on se demande quel cadeau offrir à une personne en deuil, la réponse tient d’abord à ces attentions. Voici ce qui aide, ce qui blesse, et comment accompagner un père, une mère ou un enfant.

Le premier gesteÊtre là, simplement
Ce qui aideUn repas, un mot, un souvenir
Ce qui blesseLes formules toutes faites
Ce qui dureVotre présence, après les obsèques

Que dire, et que taire, quand on ne trouve pas les mots ?

Selon l’association britannique Cruse, beaucoup de gens craignent de prononcer le mot de trop, alors qu’il vaut souvent mieux dire quelque chose que rien. Si vous hésitez, dites votre peine d’apprendre la nouvelle. Puis écoutez, sans interrompre, sans croire savoir ce que l’autre ressent (sources).

Les formules toutes faites. « Il faut être fort », « Le temps arrange tout » ferment la conversation au lieu de l’ouvrir.

Les comparaisons. Pourquoi Docteur le rappelle : il n’y a pas de hiérarchie dans la douleur, aucun deuil n’est « pire » qu’un autre (sources).

La hâte. Santé.fr le dit : il n’existe pas d’étapes incontournables, chaque deuil a son cheminement. Inutile de presser quelqu’un de « tourner la page » (sources).

Quels gestes aident vraiment, jour après jour ?

Une offre vague oblige l’autre à demander. Cruse conseille d’être précis : « Je peux aller chercher les enfants à l’école jeudi » vaut mieux que « Dites-moi si je peux faire quelque chose » (sources).

Un repas. Déposez, si la famille le souhaite, un plat prêt à réchauffer, avec un mot.

Un souvenir partagé. Cruse invite à partager des souvenirs de la personne disparue. Racontez une scène précise, en citant son prénom (sources).

Quelques lignes à la main. Une lettre se relit, les jours où l’on n’a plus la force de parler à personne.

Une bougie allumée sur le rebord d’une fenêtre, à la tombée de la nuit, devant les toits et les lumières d’un village
Une bougie allumée, un soir : un geste qui dit « je suis là ».

Comment rester présent après les obsèques ?

Selon Cruse, le soutien s’espace parfois après les obsèques, alors que les semaines ou les mois suivants sont souvent plus difficiles. À notre avis, le plus simple est de noter dans votre agenda un message dans un mois, un déjeuner dans trois (sources).

Combien de temps dure un deuil ? Il n’y a pas de réponse unique. Marie Tournigand, alors déléguée générale d’Empreintes, disait en 2019 qu’un deuil dure longtemps, ne finit pas et fait partie de nous : une cicatrice qui reste, et avec laquelle on vit tout à fait bien. Santé.fr précise qu’il est normal d’être déprimé quelques mois après une perte grave, et conseille un médecin ou un psychologue si cet état devient chronique (sources).

Selon Cruse, les premiers anniversaires qui suivent un décès peuvent être particulièrement difficiles ; s’en souvenir peut réconforter. Des années plus tard, le chagrin peut encore surgir : prononcer le prénom de la personne montre qu’elle n’est pas oubliée (sources).

Un ciel de fin de journée aux nuages striés de lueurs dorées pâles, au-dessus de collines sombres
Les dates reviennent. Un mot, aussi.

Comment soutenir un père, une mère ou un enfant ?

Un père ou une mère en deuil

Gardez vos habitudes : un appel à heure fixe, un déjeuner le dimanche. Laissez-lui prendre ses décisions, et parlez de la personne disparue simplement, plutôt que de l’entourer d’un silence prudent.

Un enfant, avec des mots simples

As’trame, fondation suisse qui accompagne les familles, conseille de dire la vérité à l’enfant, quel que soit son âge, avec des mots simples et concrets, sans lui mentir, même pour le protéger. Selon la brochure, l’annonce revient idéalement à un parent ou à un adulte de confiance ; à notre avis, si vous n’êtes pas son parent, proposez votre aide aux parents plutôt que d’annoncer vous-même le décès. As’trame recommande de dire « mort » plutôt que « parti », car l’enfant comprend au premier degré et pourrait attendre un retour.

Un enfant peut jouer et rire sans que cela signifie qu’il n’est pas touché. Si ses réactions durent, ou sont intenses et fréquentes, la brochure invite à chercher l’aide d’un professionnel. Elle suggère des rituels très simples : une bougie allumée ensemble, un album de photographies, les événements de la première année, comme Noël (sources).

Vers qui se tourner, pour eux comme pour vous ?

L’association Empreintes tient une ligne d’écoute nationale au 01 42 38 08 08, du lundi au vendredi. Elle propose aussi des entretiens et des groupes d’entraide pour adultes, enfants, adolescents et parents. Certains groupes demandent une participation, précisée par l’association. Ceux des adultes sont des groupes de parole, non de thérapie (sources).

Si la personne évoque des pensées suicidaires, ou si vous craignez pour elle, le 3114 répond 24 h/24 et 7 j/7, sans frais, y compris à ceux qui veulent aider. Prenez soin de vous aussi : Cruse rappelle que l’on aide mieux les autres quand on prend soin de soi (sources).

Et un objet, ou un symbole : quelle place leur donner ?

Un objet ne console pas à lui seul, et mieux vaut ne pas le promettre. Il peut seulement accompagner vos mots : une plante, une bougie, un livre de photographies.

Certaines familles aiment les symboles. Donner le nom de la personne disparue à une étoile peut devenir, bien plus tard, un repère à regarder le soir. C’est un geste symbolique : le nom est inscrit dans le registre de la maison Étoilez-moi, rien de plus. Rien ne presse : une étoile en mémoire d’un être aimé n’a de sens que si la famille le souhaite.

Quelques questions, doucement

Que mettre dans un message quand on connaît peu la famille ?

Quelques lignes : votre peine d’apprendre la nouvelle, un souvenir précis si vous en avez un, et une offre simple, comme rappeler dans un mois.

Faut-il offrir quelque chose à une personne en deuil ?

Rien n’y oblige. Votre présence, un plat, un mot écrit à la main sont déjà des présents.

Peut-on parler de la personne disparue sans faire de peine ?

Le plus souvent, oui. Un témoignage repris par Cruse invite à garder la personne disparue dans la conversation, même des années après. Si l’autre change de sujet, suivez-le sans insister.

Et si la personne refuse toute aide ?

Respectez-la sans vous éloigner : un bref message, sans attendre de réponse, dit que la porte reste ouverte.

Pour aller plus loin

Sources

Les passages de sources anglaises sont traduits par nos soins. Le reste des conseils est l’avis de la rédaction.

Écrit par

La rédaction Etoilez-moi

Nous écrivons sur le ciel, ses légendes et les gestes qui comptent : une naissance, un amour, un souvenir. Nos articles s’appuient sur des sources reconnues (Union astronomique internationale, NASA, ESA, observatoires) et sont relus et mis à jour au fil du temps.

Tous nos articles

Vous aimerez aussi

HAUT
PANIER 0